Quand des toxines s'accumulent dans l'organisme l'inflammation provoque leur élimination sous forme de crises douloureuses. Normalement ce sont les systèmes de filtration naturels de l'organisme qui prennent en charge ces toxines. Mais il arrive que ceux-ci soient insuffisants à la tâche à cause des erreurs alimentaires, du stress, de la maladie, du vieillissement... C'est alors que la naturopathie fera tout pour renforcer la filtration naturelle du sang par le foie, l'intestin, la rate, les reins... selon les cas. Les causes profondes de l'inflammation peuvent ainsi être maîtrisées. Quand le système immunitaire réagit en provoquant une inflammation excessive dans l'organisme, c’est toujours pour une bonne raison. La grande majorité des maladies qui nous affligent comporte une composante inflammatoire. Voilà pourquoi le marché pharmaceutique des anti-inflammatoires représente une si grosse part de la consommation annuelle des médicaments. Voici simplement quelques maladies communes où la composante inflammatoire est très présente : l'asthme, l'arthrite, l'athérosclérose, la cystite, l'eczéma, la migraine, l'urticaire, l'arthrite, la sinusite, la rhinite, les otites, le psoriasis, la colite... Le docteur Reckeweg mentionne que l'inflammation est le feu purificateur par lequel l'organisme tente d'éliminer les toxines, cellules usées, cellules infectées... Celui-ci n'a pas tort. L'inflammation a toujours un but et pour le naturopathe, trouver la cause de l'inflammation et de l'intoxication qui l'accompagne, c'est réduire la raison d'être de l'inflammation.

Tout simplement pour obéir au même principe de personnalisation des recommandations présent lors du choix des suppléments. Le naturopathe tente de personnaliser les changements alimentaires offerts aux malades, pour que ceux-ci s'adaptent à chaque malade et non à une maladie. Une arthritique victime d'une surcharge en fer (hémochromatose) devra envisager une consommation de thé vert régulièrement afin de réduire l'assimilation du fer qui augmente l'inflammation quand il est trop abondant. Une autre arthritique fatiguée et victime d'anémie (anémie hémolytique) devra éviter le thé vert et se tourner vers une alimentation riche en légumes verts arrosés de jus de citron afin de réduire l'oxydation accrue de ses globules rouges (provoque ce type d'anémie). Une arthritique victime d'acidose (surcharge du corps par des déchets acides) devra mettre de côté le porc, les charcuteries, les viandes froides, le café, le sucre, l'alcool, le chocolat... et augmenter sa consommation de fruits et légumes alcalinisants.

" On me dit que l'huile de lin est moins efficace, que l'huile de poisson peut être contaminée et que les acides gras oméga-3 sont très fragiles à l'oxydation et peuvent devenir toxique. "

Que penser de tout cela ? 

Premièrement le corps humain doit transformer les oméga-3 en substances naturellement anti-inflammatoires avant de pouvoir jouir d'une bonne partie de leurs effets thérapeutiques. Ces transformations sont moins nombreuses si les acides gras oméga-3 consommés sont du type EPA et DHA. Ces types d'acides gras oméga-3 se retrouvent dans le poisson. Si on consomme les oméga-3 à titre préventif et qu'on accompagne ceux-ci d'une diète saine, alors l'huile de lin ou de chanvre peuvent suffire. Si on recherche l'effet thérapeutique des acides gras oméga-3 (réduction des triglycérides, augmentation du HDL, réduction de l'inflammation...), alors il vaut mieux opter pour les acides gras oméga-3 provenant du poisson ou du krill marin (crustacés microscopiques dont se nourrissent certains poissons). Les recherches démontrant l'effet thérapeutique des acides gras oméga-3 sont majoritairement attribuables aux gras provenant du poisson ou du krill marin. Le corps n'a pas à transformer autant ces acides gras avant de pouvoir bénéficier de leurs effets thérapeutiques. Leur utilisation par l'organisme nécessite moins de transformations enzymatiques et de vitamines ou minéraux nécessaires à ces transformations. En choisissant un supplément provenant de petits poissons (sardines, maquereau, anchois...) ou du krill marin, plutôt qu'un supplément provenant du thon ou du saumon, vous réduirez les risques de contamination. Concernant la fragilité des acides gras oméga-3 à l'oxydation, elle est bien réelle. Voilà pourquoi une encapsulation de ceux-ci en gélules et un ajout d'antioxydants naturels à l'huile (Vitamine E ou Astaxanthine) sont des mesures souhaitables. Les compagnies sérieuses se préoccupent toutes de cette réalité. 

 

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